Questions fréquentes

Des réponses sur l'utilisation de la boîte à outils et sur le processus de levée de fonds lui-même. Parcourez les deux sections ci-dessous.

Boîte à outils

Cet outil s’adresse aux entreprises qui recherchent des capitaux sur le marché, ainsi qu’aux investisseurs souhaitant orienter des sociétés vers des ressources utiles. Le contenu porte sur la levée de fonds auprès d’investisseurs institutionnels internationaux, pour les entreprises en quête de capital-développement, généralement en fonds propres ou quasi-fonds propres. Beaucoup de ces principes restent utiles au stade du capital-risque, mais la boîte à outils n’est pas conçue pour ce stade.

Non. Le contenu est conçu pour servir tous les secteurs. Les exemples penchent vers l’industrie manufacturière et l’agro-transformation, mais le processus sous-jacent s’applique à toute entreprise en phase de croissance.

Oui. Le déroulement d’une opération reste globalement le même d’une géographie à l’autre, tout comme le niveau d’exigence des investisseurs. Cela dit, nous avons construit ce contenu avec un regard africain, qui reflète les perspectives et les réalités propres à l’investissement sur le continent.

Oui. La boîte à outils a vocation à rester gratuite pour toutes celles et ceux qui la trouvent utile.

Nous déconseillons de mener une levée de fonds sans accompagnement expérimenté. Les outils et modèles réunis ici apportent des repères et des exemples concrets, mais dans la pratique un conseil expérimenté, interne ou externe, est généralement nécessaire pour mener un processus à son terme.

Cette boîte à outils a été élaborée par Manufacturing Africa, qui accompagne les entreprises de l’industrie manufacturière et de l’agro-transformation au Kenya, au Nigeria, en Éthiopie, en Tanzanie, au Sénégal et au Rwanda. Au-delà, vous trouverez d’autres guides et ressources en ligne dans la rubrique « Modèles ». Pour une levée de fonds complète, nous recommandons de faire appel à un conseil expérimenté sur votre marché.

Le contenu est conçu pour les dirigeants d’entreprise, en particulier les fondateurs et les directeurs généraux ainsi que leur équipe de direction, le plus souvent le directeur financier.

Utilisez la rubrique « Nous contacter » et sélectionnez « Fundraising Toolkit » dans le menu déroulant.

Transactions

Être prêt pour les investisseurs suppose généralement trois conditions : un récit de croissance clair et crédible, étayé par une traction récente ; des états financiers audités ou prêts à l’être, couvrant au moins les deux derniers exercices ; et une équipe de direction disposant de la capacité de mener un processus de 6 à 9 mois en parallèle de son activité quotidienne. La check-list de préparation de la boîte à outils reprend chacun de ces points en détail.

Pour une levée en capital-développement en Afrique, comptez 12 à 24 mois entre le lancement de la préparation et la réception des fonds. La préparation, qui couvre la data room, les supports et le modèle financier, demande généralement 3 à 6 mois ; la prise de contact avec les investisseurs et l’obtention d’un term sheet, 3 à 6 mois ; la due diligence et les aspects juridiques, 3 à 6 mois supplémentaires, auxquels s’ajoute le temps de finalisation et de négociation. Les calendriers s’allongent bien plus souvent qu’ils ne se raccourcissent : prévoyez une marge.

Les investisseurs institutionnels internationaux interviennent généralement à partir de 5 millions de dollars en fonds propres, la plupart des fonds de capital-développement actifs en Afrique visant des tickets de 10 à 50 millions. Si vous levez moins de 5 millions, les fonds adossés aux institutions financières de développement, les family offices et les investisseurs d’impact seront le plus souvent mieux adaptés que les grands fonds internationaux.

Un processus standard se déroule ainsi : préparation des supports, de la data room et du modèle financier ; ciblage et prise de contact ; premières réunions et présentations de la direction ; offres non engageantes et term sheets ; due diligence confirmatoire, commerciale, financière, juridique et ESG ; négociation de la documentation définitive ; puis signature et closing, y compris la levée des conditions suspensives.

Au minimum : un teaser, un mémorandum d’information ou un pitch deck, un modèle financier détaillé, une data room alimentée, et les biographies de l’équipe de direction. Les investisseurs attendront également des états financiers audités, des organigrammes, une vue d’ensemble des clients et des contrats, ainsi que des données ESG et d’impact. Des modèles pour chacun de ces éléments figurent dans la boîte à outils.

Il n’existe pas de réponse unique : la dilution dépend du montant levé, de votre valorisation et de la structure retenue (fonds propres classiques, instrument convertible, ou mécanisme de protection à la baisse). À titre indicatif, un tour unique de capital-développement en Afrique entraîne souvent une dilution de 15 à 35 %. Modéliser plusieurs scénarios avant d’aller sur le marché permet d’éviter les mauvaises surprises.

Les coûts directs liés aux conseils externes comprennent généralement les honoraires du conseil (une rémunération fixe assortie d’une commission de succès, le plus souvent de 2 à 5 % des fonds levés), les frais juridiques, l’appui à l’audit et à la due diligence, ainsi que les déplacements. Pour une levée de 10 à 30 millions de dollars, le coût externe total se situe couramment entre 4 et 7 % du montant levé. À cela s’ajoute un temps de direction considérable.

Commencez par filtrer les investisseurs selon trois critères : la taille de ticket et l’adéquation au stade de développement, la spécialisation sectorielle, puis la géographie et le mandat (institution financière de développement, capital-investissement commercial, impact, family office). La rubrique « Trouver des investisseurs » recense les investisseurs en capital-développement actifs en Afrique par secteur et par géographie. La qualité de l’adéquation compte davantage que le nombre de contacts.

Une importance considérable, en particulier pour les fonds adossés aux institutions financières de développement et les fonds à vocation d’impact, qui représentent une part importante du capital-développement disponible en Afrique. La plupart des investisseurs attendront au minimum une politique ESG, un plan d’action environnemental et social (PAES), et la capacité de rendre compte au regard des Normes de performance de la SFI ou des Critères 2X. La boîte à outils détaille ce qu’il faut préparer.

Les causes reviennent souvent : démarrer trop tard et se retrouver à court de trésorerie en cours de processus, une attente de valorisation irréaliste, des états financiers fragiles ou incohérents, une équipe de direction sous-dimensionnée, et une liste d’investisseurs mal ciblée. La plupart de ces écueils s’évitent par une préparation sérieuse, et c’est précisément ce que cette boîte à outils vous aide à faire.